L'émeraude du Nil

Tout ce que je trouve sur l'Egypte !

lundi 11 février

Les mosquées

Les édifices religieux, quel que soit le culte auquel ils appartient, sont, dans tous les pays civilisés, les plus beaux de tous les monuments. A côté de l'église Saint-Pierre de Rome, l'on peut citer bien des merveilles, la mosquée de Cordoue par exemple, les nombreuses mosquées du Caire.
Nous avons déjà parlé de cette capitale de l'Egypte historique, qui continue à vivre de façon originale à côté de sa rivale la capitale de l'Egypte commerçante, la fameuse Alexandrie.
Le Caire est une des cités saintes de l'Islamisme, et sa fondation même fut comme un acte de piété : son nom indigène, ou plutôt son nom primitif l'indique. El Kahireh n'est en effet qu'un surnom : ce mot signifie la sainte. Le vrai nom est Fostât, la tente. Amrou, qui passe pour avoir détruit la bibliothèque d'Alexandrie, bâtit Fostât en 640, moins de huit ans après la mort du Prophète.
Depuis son fondateur, le Caire vit bien des conquérants : ce fut d'abord Goroher, qui conquit le Caire pour une dynastie nouvelle, celle des Fatimites, en 969. Ce fut ensuite Saladin, le rival de Richard Coeur de Lion par la bravoure ; son supérieur en génie, en probité, en générosité chevaleresque. Ce fut enfin Bonaparte, qui prit la ville après la bataille des Pyramides en 1798.
Chacun de ces conquérant y laissa des monuments de son passage, tous ornèrent, enrichirent ou fortifièrent la ville. Ils y construisirent principalement des mosquées, et Bonaparte les respecta.
La mosquée d'Amrou fut fondée par le conquérant lui-même, qui avait prix goût aux arts, sinon aux lettres des Grecs ; il imita dans cette construction, celle de la Mecque, et par là même, retint ou attira au Caire nombre de dévots musulmans.
Citons aussi celle de Kait-Bey, qui contient une relique remarquable, l'empreinte même des pieds de Mahomet : ils sont gravés en creux dans une des pierres les plus dures qui existent, un bloc de porphyre vert.
MEMOR (février 1890)

10f_vrier2008

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samedi 09 février

LE IX FÉVRIER. SAINTE APOLLINE, VIERGE ET MARTYRE.

apollineL'Eglise d'Alexandrie offre aujourd'hui à nos hommages la célèbre vierge Apolline. Cette martyre du Christ, révérée par toute la terre, vient se joindre à ses sœurs Agathe et Dorothée, pour ranimer Le courage dans nos cœurs. La vie présente ne fut rien à ses yeux. Conduite par l'Esprit-Saint, on la vit s'élancer sur le bûcher, sans attendre que la main des bourreaux l'y précipitât. De nos jours, il n'est pas rare que des hommes las de la vie, ou compromis avec leur orgueil, se jettent dans la mort pour se soustraire à des devoirs ; Apolline court au brasier, témoignant ainsi son horreur pour le plus grand des crimes. Plus d'une fois, l'Esprit divin, au temps des persécutions, suggéra la même conduite à d'autres vierges sacrées qui craignaient pour leur foi ou pour leur honneur. Ces exemples sont rares néanmoins ; mais ils prouvent à leur manière que Dieu est maître de notre vie, et que nous devons être disposés à la lui rendre quand il lui plaît. Une circonstance du martyre de sainte Apolline a frappé l'attention des fidèles. Pour punir la liberté avec laquelle elle annonçait Jésus-Christ, la fureur des bourreaux alla jusqu'à briser les dents de la sainte dans sa bouche inspirée. Une pieuse confiance, souvent récompensée, a porté les chrétiens à implorer sainte Apolline pour obtenir du soulagement dans ces cruelles douleurs qui ont les dents pour siège ou pour occasion. C'est ainsi que le Seigneur a voulu qu'il nous fût donné de compter sur la protection de ses saints, non seulement dans les besoins de nos âmes, mais encore dans les nécessités de nos corps. Voici l'éloge que l'Eglise, dans sa Liturgie,a consacré à la mémoire de sainte Apolline : Apolline , vierge d'Alexandrie, était déjà fort avancée en âge, lorsque, sous l'empire de Décius, on la mena devant les idoles pour l'obliger de les adorer. Elle ne leur donna que des marques de mépris, et déclara hautement qu'il fallait adorer Jésus-Christ, Dieu véritable. On lui brisa et on lui arracha toutes les dents ; et les bourreaux impies , ayant allumé un bûcher, la menacèrent de la brûler vive, si elle ne détestait le Christ, et n'adorait les dieux. Apolline répondit qu'elle était prête à endurer la mort pour la foi de Jésus-Christ. On se saisit d'elle pour la brûler; mais, s'étant arrêtée un moment comme pour délibérer sur ce qu'elle avait à faire, elle s'échappa des mains qui la retenaient, et dévorée au dedans de son âme par l'ardeur de l'Esprit-Saint, elle se précipita dans le brasier qu'on avait allumé pour elle. Son corps y fut consumé en peu de temps, et son âme très pure s’envola au ciel pour y recevoir la couronne éternelle du martyre. Quelle ardeur est la vôtre, ô Apolline ! La flamme du bûcher, loin de vous effrayer, vous attire, et vous y courez comme à un lieu de délices. En face du péché, la mort vous semble douce; et vous n'attendez pas que la main barbare des hommes vous y précipite. Ce courage étonne notre faiblesse ; et cependant le brasier que vous avez préféré à l'apostasie, et qui, dans peu d'instants, devait vous enfanter à un bonheur sans fin, n'est rien auprès de ces feux éternels que le pécheur brave à toute heure, parce qu'il ne les sent pas encore. Il ose défier ces flammes vengeresses, s'y exposer, pour une satisfaction passagère. Avec cela, les mondains se scandalisent des saints ; ils les trouvent exagérés, emportés, fanatiques, parce que les saints voient plus loin qu'ils ne voient eux-mêmes. Réveillez en nous, ô Apolline, la crainte du péché qui dévore éternellement ceux qui meurent avec lui. Si le bûcher qui fut pour vous comme un lit de repos nous semble affreux, que l'horreur de la souffrance et de la destruction serve du moins à nous éloigner du mal qui entraîne les hommes dans cet abîme, du fond duquel, comme parle saint Jean, la fumée de leurs tourments monte dans les siècles des siècles.
Ayez pitié de nous, ô Vierge ! priez pour les pécheurs. Ouvrez-leur les yeux sur les périls qui les menacent. Faites-nous craindre Dieu, afin que nous puissions éviter ses justices, et que nous commencions enfin à l'aimer.

Posté par choupanenette à 14:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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